En 2026, 43% de femmes sont nommées aux César !
Suite à l’annonce des nominations pour la 51e cérémonie des César, qui se tiendra le 26 février prochain, le Collectif 50/50 publie la version actualisée de son étude sur la parité aux César. La plus grande instance de légitimation du cinéma français est aussi sa vitrine et son reflet, il est donc essentiel de mesurer ce qu’elle célèbre en termes de représentations.
Très belle nouvelle cette année, les nominations affichent un record historique pour les femmes ! Alors non, bien sûr, elles ne sont pas encore paritaires, mais saluons tout de même le passage de 33 % de femmes sélectionnées en 2025 à 43 % en 2026 (contre 57 % d’hommes sélectionnés).
Le passage symbolique des 50 éditions, l’an passé, avait laissé un goût amer tant les femmes étaient peu présentes dans la plupart des sélections, voire totalement absentes puisqu’aucune n’avait pu concourir à la meilleure réalisation. Nous nous réjouissons désormais de compter dix catégories avec une sélection quasi-paritaire (entre 40 et 60% de femmes nommé.e.s) et la présence de deux réalisatrices dans la catégorie meilleure réalisation.
En 2025, 8 catégories affichaient un nombre de femmes nommées inférieur à leur proportion dans la profession révélant, au passage, un déséquilibre structurel. Cette année, seules 3 catégories – soit 21% des nominations, sont concernées par ce déséquilibre.
Bien qu’encourageantes, ces nominations nous montrent encore le long chemin à parcourir avant d’atteindre la parité. En effet, les femmes sont totalement absentes de la catégorie meilleur film étranger et ne représentent que 20% des sélectionné.e.s dans les catégories du meilleur son, de la meilleure musique originale et des meilleurs effets visuels.
Le Collectif 50/50 appelle les membres de l’Académie à ne pas s’arrêter en si bon chemin et à redoubler d’efforts pour garantir une représentation plus égalitaire de toustes les professionnel·le·s, en allant plus loin dans leurs efforts d’inclusion et en intégrant de nouvelles solutions telles que celle que nous proposions déjà en 2025 : accompagner les votant·e·s en proposant des comités de présélection pour chaque catégorie, comme cela est actuellement le cas pour les meilleur·e·s révélations ? Cela favoriserait l’émergence de titres plus diversifiés parmi le nombre immense de films éligibles qu’il est presque impossible de regarder intégralement.